Arrêtées en mars pour hooliganisme, les Pussy Riots, membres d’un groupe punk féministe et anti Poutine, risquent jusqu’à sept ans d’emprisonnement.

Leur prière anti Pourtine à la vierge Marie résonnait encore lors de leur audience, le 13 juillet au tribunal Khamovnitcheski. Nadjeda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samousevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, devraient être maintenues en détention au moins jusqu’au 12 janvier 2013. Des dizaines de militants étaient venus manifester leur soutien aux jeunes femmes, tandis que d’autres étaient venus dénoncer les actes insultants des Pussy Riots. Amnesty International a appelé à la libération immédiate des jeunes femmes sur son site, où elles sont jugées comme « prisonnières de conscience ».
Lors de leur prestation, à la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, les trois femmes et le reste de leur groupe, le visage cagoulé, chantaient une « prière punk » intitulée « Mère de Dieu, Chasse Poutine ! » devant l’autel. Cette chanson dénonçait le soutien que l’Eglise Orthodoxe apportait à Poutine, qui a été réélu le 4 mars. Dans ce pays très religieux, le soutien de l’eglise est en effet très utile pour faire de la propagande à grande échelle .
Mais même certaines grandes personnalités orthodoxes se disent outrées de la réaction du gouvernement. Soutenues dans le monde entier, les initiatives pour faire libérer les Pussy Riots se multiplient. Poutine serait-il allé trop loin ?
